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Guillaume Largeau et ses vaches Maraichines

Une vache Maraichine,

c’est quoi?

Il n’en restait plus qu’une trentaine

dans les années 80.

Quelques hommes et une région s’activent tous les jours pour faire revivre cette race. A ce jour il y aurait environ 1300 femelles.Guillaume Largeau du Gaec La Passion à Coulon (79) et Bernard Avril directeur de l’entreprise « Les Robelles Poitevines », font partie de ces passionnés.

Bernard Avril

Le samedi 1 juin 2019,

ils organisent « La fête de la Transhumance ». La Venise verte, plus précisément à La Garette-Magné près de Coulon, Le Parc naturel régional et l’Association des éleveurs par bateau vous donnent rendez-vous. Le marais mouillé, les îlots de pâturage et le chaland bétaillère n’auront plus de secret pour vous. Des barques vous permettrons de suivre la transhumance.Une dégustation à base de viande bovine marqué « Valeurs Parc Naturel Régional » sera proposée à 15€ ou à 13€ sur réservation au 05 49 24 18 79. Le site de l’ancienne scierie accueillera aussi un marché fermier des producteur locaux.

infos utiles  : site du parc du marais poitevin

situez la fête

Ou trouver de la viande Maraichine?

 

La Petite Auberge

Chambretaud

 

La Pigouille

Coulon

 

Le Chêne vert

Magné

 

Auberge de la Plaine

Ste Gemme la plaine

 

Zoom sur le Gaec « La Passion » et Guillaume Largeau

C’est en 2008 que Guillaume,

son Papa et Dominique Moinet rassemblent les 3 exploitations pour n’en faire qu’une. Aujourd’hui, c’est 400 bêtes et 320 Ha d’exploitation. Un investissement colossal et du haut de ses 25 ans il croise la route de personnes incontournables pour la suite de cette aventure. Hugo Desnoyer, célèbre boucher parisien et un nutritionniste Breton vont apporter des compétences et informations importantes. C’est avec ce 2 ème intervenant qu’il travaille toujours. Ils mettent en place un cahier des charges de l’alimentation animale

Pesticides, OGM et autres fongicides

ne sont plus invités dans les recettes. L’achat d’aliments extérieurs est divisé par 6, ce qui n’est pas négligeable pour la rentabilité de l’entreprise.

Le Méteil

 Le climat de la région permet de cultiver le « Méteil » cette nourriture riche et naturelle a base de pois triticales, fèveroles, vesses et seigles. Tel un melting-pot elle offre une vision sauvage et colorée dans de jolies parcelles.

Aux beaux jours,

c’est dans les marais qu’elles vont peaufiner leur masse musculaire. Ces petites vaches rustiques prennent possession de leurs quartiers d’été après une insémination naturelle.

Bien que moins riche,

l’herbage de ces lieux est agrémenté de fleurs et plantes sauvages. C’est la menthe qui intrigue le plus, elle pousse à profusion et enchante nos narines. Elle entre pour beaucoup dans la qualité gustative de la viande.

Cette vie au milieu des canaux,

elle est la seule à pouvoir la supporter, même sa cousine, la Parthenaise ne peut vivre dans cet endroit humide. Elle doit cette capacité à sa morphologie, celle justement, qui n’intéresse pas les décideurs de la filière bovine. Sa masse musculaire n’est pas très développée et les volumes de viande à commercialiser, trop faibles. Pourtant son atout gustatif fait d’elle une garantie de qualité.

Sans étonnement, j’ai découvert un élevage ou le bonheur des animaux est mis en avant.

Tout est fait pour qu’elles soient heureuses. Bien que rustique, la Maraichine aime bien un certain petit confort.

Guillaume et ses associés y veillent avec passion, comme le nom de ce Gaec.

Petite ballade dans le marais en vidéo

Quelques produits de Robelles Poitevines,

disponible lors de la fête de la transhumance le 1er juin

Reportage France3 du 22/05/2019